Violence scolaire entre hier et aujourd'hui
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14 05 2020 - 15:23
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La question de la violence dans les établissements scolaires par le passé (années 50 et 60) se posait en des termes aigus.

Ce phénomène était répandu et considéré alors comme étant naturel voire nécessaire. Le fait pour un enseignant de sévir, moralement et/ou physiquement, contre ses élèves faisait partie des méthodes inhérentes au système éducatif en vigueur. Personne ne s'en offusquait outre mesure ni ne trouvait rien à y redire.

Toutefois, à partir des années 70, on a entamé un processus visant à bannir tout acte de cruauté et éviter toute forme de méchanceté à l'égard des élèves.

Ce mouvement faisait écho à une tendance générale observée dans le reste du monde. En effet, partout, on a constaté, à juste titre d'ailleurs, que l'enfant avait droit à un meilleur traitement et à une éducation fondée sur des méthodes pédagogiques privilégiant l'apprentissage progressif et évolutif. Il s'agissait donc de proscrire tout acte jugé brutal ou punitif et d'adapter le rythme d'acquisition et d'assimilation des connaissances aux capacités de l'apprenant.

Certes, cette façon de procéder présente l'avantage, du moins en principe, de prendre en compte la personnalité, le niveau intellectuel et le côté affectif de l'élève. Mais sa mise en application outrée et excessive, avec l'amalgame fait avec les droits de l'homme, tout cela ne pouvait qu'engendrer des effets pervers et opposés aux buts recherchés. C'est ainsi qu'au fil du temps, un réel laxisme général s'est installé et les règles élémentaires d'ordre et de discipline ont été perdues de vue, voire ignorées.

Le système éducatif actuel en pâtit sérieusement. De fait, on est passé d'une situation de violence de la part des enseignants et de l'appareil administratif, à une forme d'agressivité émanant cette fois de l'élève et de ses parents.

En effet, qui n'a pas été témoin ou n'a pas entendu parler de scènes de violence, verbale ou même physique, dont a été victime un enseignant ou un membre de l'administration ? Tout le monde assiste à ces actes d'agression de plus en plus fréquents et généralisés, dans un climat caractérisé souvent par l'insouciance et l'impunité.

Le malheureux enseignant se trouve ainsi victime d'un état de fait qui ne lui permet guère d'accomplir sa mission dans des conditions convenables.

Si l'on ajoute à cela l'encombrement des classes et la baisse ou la grande dispersion dans les niveaux des élèves venus d'horizons différents, on comprend alors l'extrême vulnérabilité dans laquelle il évolue. On est bien loin de l'image particulièrement noble et élevée de l'enseignant d'antan. Sa vénération en tant que quasi-prophète, comme a dit le grand poète Ahmed Chawki, n'est plus qu'une chimère et une réminiscence d'un passé révolu et lointain.

Il paraît donc urgent et nécessaire que les responsables de ce secteur vital se ressaisissent et interviennent afin de redresser cette situation qui, si elle perdure, risque de dégénérer et devenir ainsi irrémédiable.

Amar Bellahcène (10/11/09)


art. n° 1484











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