Quand tu t’en vas
POESIE
11 09 2019 - 16:39
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Quand tu t’en vas
Les hirondelles
Pleurent
Les fleurs refusent d‘éclore
Quand tu t’en vas
La ville sommeille dans l’amertume
L’étoile tombe du bec de la défunte mouette
Quand tu t’en vas
Le soleil se couche tôt le matin
Les vampires sirotent le sang d’érables
Quand tu t’en vas
Les grenades fendent en déhiscence divine
Les papillons dansent l’ultime tango funèbre
Quand tu t’en vas
La poussière couvre le suaire de mon univers
Le cortège se dissipe en lambeaux de lumière
Quand tu t’en vas
Les lauriers s’étirent les feuilles en deuil
Les neurones dansent à plat devant la mort
Quand tu t’en vas
Les rues se vident de leur silence
Les fous, ex-cathedra, prêchent la raison
Quand tu t’en vas
La mer se retire en amont du sixième jour
Le volcan, en sage, annonce le début
Quand tu t’en vas
Je m’en vais là où nous ne serions pas
En flammes nues, nous nous brûlerons
Quand tu t’en vas
L’aube refuse de rendre l’âme
Et la nuit allonge le silence
En fin, quand tu reviendras
La grotte deviendra mosquée
La grotte deviendra chapelle ardente
Quand tu reviendras
Tu t’en vas
Les prières s’allongent
Quand tu t’en vas
Les rêves coulent sous le lit de la sainte rivière

* Publié sur l'ancien site ahfir.eu :


art. n° 804











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